nouveauté - à paraître

Le Sûtra du diamant et ses miracles (tirage exceptionnel)

illustrés par un manuscrit impérial des Ming

Une édition limitée, avec une planche numérotée de I à C reproduisant fidèlement un guerrier protecteur du bouddhisme, dernier feuillet du manuscrit, est également disponible exclusivement auprès de l’éditeur.
Tirage limité à 100 exemplaires.

 

50 peintures et 40 détails d’un manuscrit impérial du XVe siècle, réalisé sous le patronage de l’empereur Chenghua des Ming
Traduction, commentaires, introduction et études de Cédric Laurent et Catherine Despeux.
Glossaire des termes religieux et concepts bouddhiques, chronologie des dynasties et carte des lieux cités.
Postface de Cristina Cramerotti et étude sur la restauration du manuscrit de Camille Schmitt

9782364371620 | 2026

CE LIVRE EST EN PRÉCOMMANDE, IL SERA LIVRÉ À PARTIR DU 22 octobre 2026

La Collection

1 volume relié sous coffret.
24,5 × 33 cm, 350 pages
250 

Disponible le 22 octobre 2026

Tirage de tête

1 volume relié sous coffret.
24,5 × 33 cm, 350 pages
450 

Disponible le 22 octobre 2026

« La Loi que j’expose n’est qu’un radeau
qu’il vous faudra délaisser. »
Chapitre 6, « La confiance correcte est rare »

Trésor de la spiritualité bouddhique, le Sūtra du diamant a été composé en Inde au Ier siècle avant notre ère. Ce texte sacré a été transmis en sanskrit, puis traduit et diffusé en Chine et dans toute l’Asie, bien avant son impression en Chine en 868, qui constitue la plus ancienne édition imprimée conservée au monde.

Son titre évoque une sagesse comparable au diamant : inaltérable, tranchante, capable de dissiper les illusions et de transformer notre manière de voir le monde.

-

Le livre

Avec ce livre, nous ouvrons pour la première fois notre collection à un grand texte issu de la tradition chinoise, lui-même héritier d’une pensée née en Inde.

 

Fidèles à notre désir de transmettre les œuvres qui éclairent l’expérience humaine dans sa dimension universelle, nous publions cette année un texte fondateur mêlant sacré, croyances profanes et merveilleux. Cette œuvre millénaire éclaire des notions au coeur du bouddhisme, tels le karma, l’éveil, le nirvana ou la vacuité, et invite à traverser le tumulte du monde avec détachement et lucidité.

 

Le Sūtra du diamant est bien plus qu’un texte essentiel du bouddhisme : il s’agit d’un objet de culture universelle, dont la lecture ne se limite pas à l’acquisition d’un savoir, mais engage une expérience intérieure. Selon la tradition, lire, réciter ou transmettre ce texte permet non seulement de progresser sur le chemin de l’éveil, mais aussi de favoriser son destin et celui de ses proches, en apportant des bienfaits innombrables, allant même jusqu’à libérer des souffrances terrestres et des supplices des enfers.

 

La puissance miraculeuse attribuée au Sūtra du diamant trouve une expression remarquable dans le manuscrit que l’empereur Chenghua des Ming fit réaliser au XVe siècle, après la mort de la mère de son unique fils. Le pouvoir du texte était réputé agir sur le salut des âmes, ainsi que sur la longévité, aussi était-il lu à chaque anniversaire de l’empereur.

 

Ce manuscrit inédit et jusqu’ici inaccessible au public, fleuron du musée Guimet, se distingue par sa structure singulière et unique : les trente-deux chapitres du Sūtra du diamant sont entrecoupés de quarante-cinq textes cultuels et histoires mettant en scène des personnages représentatifs de la société de l’époque. Leurs aventures prennent la forme de récits de miracles, mêlant le surnaturel à des croyances chinoises marquées par la peur des enfers. Ces récits ont été richement illustrés par 50 peintures aux couleurs éclatantes, oeuvres des meilleurs artistes de la cour impériale.

 

Accompagné de cet ensemble littéraire et artistique exceptionnel et éclairé de commentaires inédits, le Sūtra du diamant se présente ici dans toute sa vitalité. Ce livre prolonge ainsi la tradition ininterrompue de transmission de ce texte sacré et constitue une invitation à la découverte d’une pensée millénaire et d’une vision du monde empreinte de sagesse.

Une œuvre essentielle du bouddhisme

Un enseignement centré sur la méditation

Avant de se répandre en Chine et dans toute l’Asie, le bouddhisme naît en Inde il y a environ 2500 ans autour de Siddhārtha Gautama, le Bouddha historique.
Après avoir atteint l’éveil au terme d’une quête spirituelle, ce fils de roi ayant renoncé au pouvoir et aux biens matériels consacre sa vie à transmettre une voie de libération fondée sur la compréhension de la souffrance et des moyens d’y mettre fin. La souffrance désigne non seulement la douleur physique, la vieillesse ou la maladie, mais aussi la frustration de ne pas posséder ce que l’on désire ou de perdre ce que l’on aime.

Les enseignements du Bouddha, d’abord transmis oralement, sont progressivement consignés dans des textes appelés sūtras, qui constituent le socle de la doctrine bouddhique. Au fil des siècles, ces écrits donnent naissance à différents courants, parmi lesquels le Petit Véhicule, Hīnayāna, qui privilégie le salut individuel, puis le Grand Véhicule, Mahāyāna, qui insiste sur l’idée de compassion universelle.

 

Les trois grands textes majeurs du Grand Véhicule sont le Sūtra du lotus, dont l’ampleur narrative porte une vision universelle, le Sūtra du cœur, d’une concision extrême, et le Sūtra du diamant qui se démarque quant à lui par la radicalité de son enseignement et sa forme dialoguée d’une grande vivacité.

Composé au Ier siècle avant notre ère en Inde, puis traduit du sanskrit, transmis et récité à travers toute l’Asie, le Sūtra du diamant ou Sūtra de la sagesse adamantine (Vajracchedikā Prajñāpāramitā Sūtra) connaît en Chine une diffusion décisive : il occupe une place importante dans le bouddhisme Chan, centré sur la méditation, apparu autour du VIe siècle après J.-C. Le Chan est l’équivalent du Zen japonais, terme aujourd’hui associé à juste titre à un idéal de calme et de présence à soi.

Le Sūtra du diamant met en effet l’accent sur la maîtrise de l’esprit et le recueillement pour accéder à l’éveil, nirvana où toute souffrance s’éteint.

Cette image se lit de haut en bas. Alors que ses enfants n’étaient encore que des bébés, dame Liu rêva qu’elle mourrait jeune. Elle se mit à réciter chaque jour le Sūtra du diamant et eut le bonheur de voir sa vie allongée, jusqu’à ce que ses enfants se marient. Alors, elle s’assit en lotus, récita une dernière fois le Sūtra du diamant et entra en extinction.

Un texte sacré dans la Chine bouddhique et toute l’Asie

Le Sūtra du diamant est ainsi devenu un objet rituel, un support de récitation, un vecteur de dévotion et une source d’inspiration majeure, profondément ancré dans la culture et la spiritualité de l’Asie. Son importance est attestée par sa diffusion exceptionnelle : le fait que le plus ancien livre imprimé complet et daté conservé au monde soit un Sūtra du diamant en témoigne. Cet exemplaire, daté de 868 après J.-C. et conservé au British Museum, est imprimé et illustré en xylographie sur papier. Découvert dans les grottes de Mogao, près de Dunhuang, il reproduit, comme le manuscrit de l’empereur Chenghua de notre édition, la traduction du sanskrit en chinois due à Kumārajīva (vers 402), la plus diffusée et admirée en Chine pour sa clarté et sa qualité littéraire.

« Parmi ceux qui lisent le sūtra, il en est qui n’auront pas encore atteint la perfection et qui, à leur mort, seront conduits au tribunal des Ténèbres et subiront les enfers. Tous ceux-là seront sauvés ! »

Extrait du miracle : « Le chaudron de bouillon se fera bassin aux lotus »

-

Le manuscrit de l’empereur Chenghua des Ming

Un manuscrit exceptionnel et inédit

Cette édition offre pour la première fois la traduction intégrale et la reproduction de l’ensemble des peintures d’un manuscrit réalisé au xve siècle sous le patronage de l’empereur Chenghua de la dynastie des Ming (r. 1464-1487). Calligraphié et richement illustré, il déploie sur 266 feuillets montés en accordéon les 32 chapitres du sūtra, ponctués de 9 textes cultuels et 36 récits de miracles, qui font son originalité. Réalisé en 1476 et consacré au Nouvel An 1477, ce trésor acquis par le musée Guimet en 2002 compte parmi les pièces les plus remarquables de ses collections. Cette œuvre inédite n’a été, pour des questions de conservation, exposée qu’une seule fois après avoir été restaurée en 2009.

« Faites le vœu d’imprimer et de diffuser mille exemplaires du Sūtra du diamant : vous augmenterez votre durée de vie dans ce monde. Vos parents, enfants et petits-enfants seront très unis ; comblés, ils obtiendront tout ce qu’ils souhaitent et ne manqueront ni de vêtements, ni de nourriture, ni d’émoluments ; ils ne seront jamais victimes de désastres ou de calamités. Sept générations de vos défunts ancêtres seront converties et feront leur ascension dans les royaumes célestes. »

Extrait du miracle de dame Wang du Qizhou.

Le texte sacré

Dans ce manuscrit, le texte du Sūtra du diamant a été calligraphié en chinois par les ateliers impériaux, d’après la traduction du sanskrit par Kumārajīva, figure essentielle de la transmission du bouddhisme en Chine. Ce dernier, qui vécut au Ve siècle, avait formulé un vœu avant sa mort : si ses traductions des textes bouddhiques étaient fidèles à la pensée du Bouddha, alors sa langue ne se consumerait pas pendant sa crémation. Et l’on raconte qu’en effet, sa langue fut préservée des flammes et resta intacte après sa mort.

Les récits des miracles

Les récits de miracles, s’entremêlant au texte sacré, ont quant à eux été écrits sur ordre de l’empereur Chenghua. De sources diverses, ils s’inscrivent dans une tradition existante, mais présentent ici une organisation singulière : au lieu d’être regroupés en blocs avant le sūtra, ils s’entrelacent avec ses chapitres, produisant une alternance continue entre enseignement doctrinal et narration.

Ces miracles, inspirés par la peur de la mort, sont toujours consécutifs à des situations catastrophiques. Les personnages, issus de toutes les classes de la société d’alors, connaissent maladie, naufrage, chute sociale, grossesse interminable, mort cruelle, tortures infernales, avant de trouver protection et salut grâce au Sūtra du diamant. Le texte répète à l’envi que garder le sūtra en mémoire, le psalmodier, le copier et le diffuser sont autant de pratiques générant de nombreux mérites pour soi-même et, mieux encore, pour sept générations d’aïeux et pour sa descendance.

La dévotion permet ainsi de guérir ou d’être sauvé d’une mort imminente, et chacun garde l’espoir d’être, comme plusieurs héros de ces récits miraculeux, ramené de la mort à la vie par Yama, le roi des enfers.

Une commande impériale entre intrigue de cour et dévotion

Ce manuscrit témoigne non seulement de la portée culturelle du Sūtra du diamant et de son rôle de guide pour la pratique spirituelle, mais aussi d’un moment particulier de l’histoire chinoise, marqué par une combinaison rare de stabilité politique et un goût pour un art raffiné, servant un idéal esthétique sensible et élégant. Au XVe siècle, les empereurs chinois, et notamment Chenghua, se révèlent ainsi de grands mécènes et amateurs d’art.

La raison qui poussa l’empereur Chenghua à commander ce manuscrit à ses meilleurs artistes repose sur une intrigue de cour aussi tragique que passionnante. L’empereur, qui avait une épouse et de nombreuses concubines vivant à la Cité interdite, se trouva privé d’héritier après l’assassinat de son premier fils, victime de la jalousie de la favorite. Cette dernière espérait en effet s’élever au sommet de la hiérarchie impériale en devenant elle-même la mère du futur empereur.

En 1469, une concubine, jusque-là restée dans l’ombre, donna naissance, dans le plus grand secret, à un garçon. Un eunuque, conscient que l’enfant contrecarrait les ambitions de la favorite, le mena à l’écart du palais des femmes pour le protéger et, cinq ans plus tard, l’empereur eut enfin connaissance de cette descendance. Il reconnut aussitôt l’enfant comme héritier, tandis que la favorite, voyant son rêve lui échapper, poussa l’eunuque protecteur ainsi que la mère de l’enfant à se suicider.

La concomitance de ces événements avec la commande du manuscrit laisse supposer que l’ouvrage fut réalisé pour le salut de l’âme de la mère de l’héritier, conférant
à cette oeuvre un caractère profondément émouvant. Dans une tradition où le texte sacré est investi de pouvoirs miraculeux et bénéfiques, le Sūtra du diamant joue le rôle d’élément de protection et d’intercession, destiné à accompagner l’esprit de la mère défunte et à lui assurer des « bienfaits incommensurables » dans l’au-delà.

Karma, enfers et rédemption

Dans la conception bouddhique chinoise, les êtres les plus vertueux peuvent atteindre l’éveil soit de leur vivant, soit après la mort dans une nouvelle incarnation. Le karma, notion désignant la conséquence des actes, joue un rôle déterminant : les bonnes actions sont récompensées, les mauvaises conduisent à des existences douloureuses et à des châtiments infernaux. Ceux qui restent prisonniers du cycle des renaissances peuvent renaître dans les six mondes de la cosmologie bouddhique : enfers, démons affamés, animaux, humains, titans ou dieux, sans jamais atteindre l’éveil.

Les enfers sont décrits dans ces récits avec un réalisme saisissant : ce monde peuplé de juges, de démons, de fonctionnaires et de bourreaux est à la fois dissuasif et structuré. On apprend qu’un tribunal infernal organisé à l’image de l’administration impériale consigne minutieusement nos actions. Rien n’échappe donc à la comptabilité karmique, bien que la récitation du Sūtra du diamant puisse atténuer, voire effacer, certaines fautes.

Un chef-d’œuvre de l’art bouddhique chinois

Un manuscrit sans équivalent dans la tradition chinoise

Ce manuscrit se distingue de toutes les autres copies du Sūtra du diamant par l’ampleur et la qualité exceptionnelle de son iconographie. Loin des nombreux cycles illustrés de récits édifiants et miraculeux que la tradition chinoise a produits, et qui ont le plus souvent été diffusés sous forme de gravures en noir et blanc, les récits de miracles sont ici accompagnés de 50 peintures, dont l’éclat et la maîtrise témoignent de la virtuosité des artistes de la cour impériale sous les Ming.

Appliquées en fines couches de détrempe et de lavis, les couleurs conservent une fraîcheur et une luminosité saisissante. En reprenant notamment le style dit « bleu et vert », caractérisé par des couleurs minérales vives et précieuses – azurite et malachite – rehaussées de détails à l’or, les peintures déploient des paysages somptueux. Dans ces décors alternant nature délicate et architectures élégantes, s’animent des scènes de la vie quotidienne ou des visions d’un au-delà peuplé de créatures fantastiques, de divinités protectrices et d’êtres célestes.

Une dimension narrative riche et vivante

L’une des caractéristiques les plus remarquables de cet ensemble est sa dimension narrative claire et vivante. Les images adoptent la plupart du temps le principe de la narration continue, représentant plusieurs moments d’une même histoire dans une seule composition, structurée par des nuages diaphanes aux couleurs pastel. Ce goût pour la narration s’inscrit dans une évolution plus large de la culture visuelle chinoise, nourrie par les recueils de littérature populaire qui mêlent légendes, anecdotes et récits merveilleux autour du Sūtra du diamant.

Cette approche se distingue par sa grande lisibilité. Ici, l’image ne se contente pas d’illustrer : elle raconte, elle guide. Ce dialogue étroit entre texte et image fait de ce manuscrit une œuvre à la fois spirituelle et accessible, témoignage essentiel de l’histoire de l’art chinois.

À l’instar de nombreux manuscrits du Sūtra du diamant, le manuscrit Chenghua s’ouvre par la peinture d’une assemblée de disciples autour du Bouddha, rappelant la scène du prêche originel. Le Bouddha historique, assis sur un trône de lotus, luxueusement serti de pierreries et de perles, se tient les jambes croisées devant une mandorle lapis-lazuli. De sa main dirigée vers le sol, il prend la terre à témoin de son parfait éveil. Il enseigne la Loi à ses disciples, notamment à Subhūti, agenouillé face à lui et avec qui il dialogue tout au long du Sūtra du diamant.

D’impressionnants guerriers, les vajrapāni, sont placés en ouverture et en clôture du manuscrit. Armés, le plus souvent en posture d’alerte, ils incarnent la puissance qui défend la Loi sacrée contre les forces du chaos et de l’ignorance ; ils veillent sur la parole du sūtra et en assurent la protection symbolique. Bien plus que de simples figures hiératiques, ils structurent la dynamique visuelle du manuscrit, dont ils renforcent la dimension à la fois spirituelle et cosmique.

Ces guerriers, ainsi que l’assemblée autour du Bouddha, sont imprimés sur des pages s’ouvrant en dépliant.

Les contributeurs

Cédric Laurent

Historien de l’art, spécialiste de la Chine impériale, est professeur en langue, littérature et civilisation chinoises à l’Université Rennes 2, il est l’auteur
d’ouvrages consacrés au dialogue entre littérature et peinture dans la Chine des Ming.

Catherine Despeux

Professeure honoraire à l’INALCO et ancienne administratrice de l’Institut d’études bouddhiques à Paris, elle est une figure majeure des études sur la Chine ancienne et médiévale. Ses traductions et ses études font référence dans les domaines du taoïsme, du bouddhisme Chan et des pratiques de culture de soi.

Cédric Laurent et Catherine Despeux signent une traduction inédite, commentée, et une étude rigoureuse de ce manuscrit. À travers ce travail ambitieux, ils mettent en lumière les dimensions philosophique, rituelle et artistique de ce chef-d’oeuvre. Ils prolongent aussi une chaîne ininterrompue de transmission de ce texte, tradition millénaire que chaque lecteur est invité à poursuivre.

Deux postfaces complètent le livre

Cristina Cramerotti, conservatrice de bibliothèque au musée Guimet, diplômée de l’INALCO et de l’EHESS, chercheuse spécialisée dans les cultures et les arts de l’Asie, retrace, dans sa postface, l’histoire muséale du manuscrit du Sūtra du diamant, en le plaçant dans la perspective d’autres textes fondamentaux du bouddhisme, comme le Sūtra du lotus et le Sūtra du cœur.
Camille Schmitt, conservateur-restaurateur des arts graphiques et picturaux d’Extrême-Orient, présente les aspects techniques de la restauration du manuscrit, réalisée en 2009.

Revue de presse

Le Sûtra du diamant et ses miracles (tirage exceptionnel)

450,00

Ajouter au panier