Rome, Naples et Florence
de Stendhal

Rome, Naples et Florence de Stendhal

Rome, Naples et Florence
de Stendhal

illustré par les peintres du Romantisme

150 peintures du début du XIXe siècle. 
1 volume broché sous jaquette, 312 pages, 19 x 26 cm

Ce livre est épuisé

Le « Grand Tour » en Italie tel que l’a vécu Stendhal : une explosion de lumières, de couleurs, de sensations. Paysages, monuments, personnages, scènes de rue décrites par Stendhal sont illustrés par les plus grands peintres de l’ère romantique.

Le livre

Nikanor Grigorevič Černecov, Au Colisée, Musée de l’État russe, Saint-Petersbourg. © 2002, State Russian Museum, Saint-Pétersbourg.

Nikanor Grigorevič Černecov, Au Colisée, Musée de l’État russe, Saint-Petersbourg.
© 2002, State Russian Museum, Saint-Pétersbourg.

Ce récit de voyage de Stendhal, follement épris de l’Italie, témoigne de sa vaste culture et d’une sensibilité toujours en éveil. Illustré par des peintres célèbres comme Corot et Ingres, ce livre nous fait revivre son « Grand Tour » : ambiance d’une loge à la Scala, calme des jardins de la villa d’Este, brouhaha sur le Ponte Vecchio, douceur du coucher de soleil sur la baie de Naples... Un grand moment de plaisir, de couleurs et de lumières.

L'iconographie

Antoon Smick Pitloo, Vue du Castel dell’Ovo, Palazzo Vallet, Torre del Greco. © Collezione edlla Banca di Credito Popolare di Torre del Greco – Luciano Pedicini/Archivio del Arte.

Antoon Smick Pitloo, Vue du Castel dell’Ovo, Palazzo Vallet, Torre del Greco.
© Collezione edlla Banca di Credito Popolare di Torre del Greco – Luciano Pedicini/Archivio del Arte.

Voir ce qu’a vu Stendhal

Une explosion de lumières et de couleurs permet au lecteur de vivre le voyage de Stendhal le cœur empli d’une « émotion de curiosité que rien ne peut arrêter ». Œuvres et texte entrent en résonance, renforçant la magie et la puissance de l’évocation, célébrant l’arte di godere – l’art, combien délicat, d’avoir du plaisir. Le texte est précisément illustré par les artistes, qui nous proposent les images les plus fortes et les plus évocatrices du sentiment romantique et des élans de l’âme qui faisaient vibrer Stendhal. La rencontre entre l’écrivain et les peintres romantiques est sublime et nous fait découvrir l’Italie telle qu’elle était et telle qu’elle est encore aujourd’hui pour tous les amateurs d’art et de beauté.


Louis Gauffier, Portrait du docteur Penrose à Florence, The Institute of Arts, Minneapolos. © The Minneapolis Institute of Arts, États-Unis.

Louis Gauffier, Portrait du docteur Penrose à Florence, The Institute of Arts, Minneapolos.
© The Minneapolis Institute of Arts, États-Unis.

La découverte d’artistes peu connus

Stendhal ne fut pas le seul à entreprendre le « voyage d’Italie » : les peintres romantiques y furent aussi attirés et leurs œuvres nous permettent, pour la première fois, de confronter le regard de Stendhal au leur.

La plupart des œuvres que nous reproduisons sont très peu connues : un grand nombre d’entre elles sont conservées dans les réserves des musées, d’autres dans des collections privées en France, en Italie ou aux États-Unis. Ces œuvres d’artistes moins célèbres sont néanmoins exceptionnelles.

Des peintures de Corot, d’Ingres ou de Turner côtoient ainsi les œuvres d’Hubert Robert, de Louis Gauffier, Léon Vinit, Samuel Palmer, Carl Pavlovitch, Gilles-François Closson...

Si les peintres du « Grand Tour » sont très présents, les artistes italiens le sont aussi, avec les œuvres de Giovanni Migliara, Francesco Hayez, Ippolito Caffi et bien d’autres. Ces peintres jouent un rôle pionnier vers la modernité, vers l’impressionnisme.

Le texte

Carlo Canella, Vue de la place du Grand-Duc à Florence, prise sur la loggia dei Lanzi, Cassa di Risparmio, Florence. © Proprietà dell’Ente Cassa di Risparmio di Firenze.

Carlo Canella, Vue de la place du Grand-Duc à Florence, prise sur la loggia dei Lanzi, Cassa di Risparmio, Florence.
© Proprietà dell’Ente Cassa di Risparmio di Firenze.

De Milan à Florence, la passion

La version définitive de Rome, Naples et Florence, que nous reprenons dans cet ouvrage, fut publiée en 1826. Une grande partie du voyage de Stendhal se passe à Milan, ville qui deviendra pour lui un point de référence tout au long de son récit. Milan, c’est la ville où s’exprime le mieux sa passion pour la musique, c’est également là qu’il apprend à « traiter avec les femmes » au cours de longues conversations dans les salons. Après son séjour à Milan, Stendhal visite Pavie, Parme, Bologne, traverse l’Apennin pour arriver à Florence ; puis ce seront les multiples excursions en Toscane, Volterra, Sienne, Crotone, et enfin Naples et ses alentours.


Angelo Inganni, Piazza del Duomo, Soprintendenza ai Beni ambientali ed architettonici, Milan. © Soprintendenza ai Beni aimbientali ed architettonici, Milan – Photo : G. Costa.

Angelo Inganni, Piazza del Duomo, Soprintendenza ai Beni ambientali ed architettonici, Milan.
© Soprintendenza ai Beni aimbientali ed architettonici, Milan – Photo : G. Costa.

L’Italie fut pour Stendhal le pays où son âme pouvait flamboyer librement et exprimer toutes les palettes de ses émotions, de ses sensations, de lui-même. Les femmes italiennes, les peintres qu’il découvre, les premiers opéras de Rossini, l’église des papes, il raconte ses expériences et tous ces moments de vie sous la forme d’un journal, forme qui s’adapte parfaitement à son rythme de dilettante. Il est à l’écoute de ses émotions seules : ce n’est pas la réflexion mais le cœur et les sentiments qui éclairent ses découvertes et le plaisir qu’il en tire.

Il dépeint avec beaucoup de réalisme le caractère de ceux qu’il croise au cours de ses rencontres. Avec son regard curieux, il observe et analyse le tempérament des Milanais, des Romains, des Napolitains, le compare avec celui des peuples d’autres pays. Ainsi, il fait de Rome, Naples et Florence une réelle étude de mœurs.

Stendhal exprime ses impressions, glisse de longues anecdotes. Son récit s’accompagne de digressions qui suivent les cheminements de sa pensée. C’est précisément cette liberté d’écriture, adoptée à travers la forme du journal, qui révolutionne totalement le récit de voyage tel qu’il était pratiqué avant lui.


Angelo Inganni, Les Canaux de San Marco, Collection de la Banca Intesa, Milan. © Collezione IntesaBci, Milan.

Angelo Inganni, Les Canaux de San Marco, Collection de la Banca Intesa, Milan.
© Collezione IntesaBci, Milan.

La préface de Philippe Berthier

Philippe Berthier a dirigé pendant dix ans le Centre d’études stendhaliennes et a consacré ses recherches aux œuvres de Chateaubriand, Balzac, Barbey d’Aurevilly et, bien sûr, à celles de Stendhal. Il est professeur émérite à l’université Paris III – Sorbonne nouvelle.

Sa préface nous fait comprendre le pari paradoxal de Stendhal : « À partir d’un vagabondage résolument soumis aux caprices d’humeurs, de goûts et d’opinions tout personnels, rendre à petites touches, prismatiquement, et en savant désordre, la réalité polymorphe de l’Italie contemporaine sous toutes ses facettes, dans ses aspects les plus quotidiens comme dans ses grands enjeux sociaux, politiques, religieux et culturels, sans frustrer pour autant les légitimes curiosités du touriste. »


Les annexes

En fin de volume, nous avons regroupé une chronologie de la vie de Stendhal (1783-1842), les notes, remarquables par leur précision et leur érudition, que Pierre Brunel avait rédigées pour l’édition de Rome, Naples et Florence parue chez Gallimard, un index des noms de personnes et un index des peintres dont les œuvres sont reproduites.

Revue de presse

Heinrich Maria Hess, Portrait de la marquise Florenzi, Neue Pinakotek, Munich. © Wittelsbacher Ausgleichsfonds, Munich.

Heinrich Maria Hess, Portrait de la marquise Florenzi, Neue Pinakotek, Munich.
© Wittelsbacher Ausgleichsfonds, Munich.

Un récit de voyage, certes très personnel, mais une véritable lecture d’une réalité vue par Stendhal. Et ce qu’a vu Stendhal nous ne pouvions l’imaginer ; Diane de Selliers nous le montre.

Daniel Couty, Le Monde.

Diane de Selliers a eu l’excellente idée de compléter le texte stendhalien par des peintures de ses contemporains qui, à leur tour, découvraient les mêmes paysages... Pour se faire plaisir, ce livre est sans doute ce que l’on peut faire de mieux.

Le Nouvel Observateur, Frédéric Vitoux

Par la grâce – il faudrait appeler cela de la magie – d’un éditeur inspiré, le voyage reprend. Ce livre se lit comme un reportage issu du xixe siècle. On voudrait que le spectacle ne s’arrête jamais.

Le Figaro littéraire, Pierre-Jean Rémy

Impressions. Expression. Toute l’œuvre de Stendhal est affaire de regards croisés. Entre textes et peintures, l’éditrice l’illustre superbement en publiant ces carnets d’Italie.

Point de vue, Xavier Houssin

Ces images transportent le promeneur-lecteur dans la lumière et l’intensité d’une Italie mythique et idéale... Un ouvrage passionnant et enchanteur qui respire la passion.

Azart, Claude Chambat

Il faut saluer là le travail de l’éditeur, qui a composé un splendide contrepoint aux récits de l’imprévisible voyageur que fut Stendhal.

Télérama, Fabienne Pascaud

M’étonnent et me ravissent de si admirables entreprises d’édition.

La Quinzaine littéraire, Maurice Nadeau

Chaque tableau reproduit accompagne véritablement la narration pas à pas. La qualité de l’impression, du papier, des couleurs et de la reliure est de premier ordre.

La Libre Belgique, Jacques Franck

Le choix des tableaux et leur mise en page donnent à cet ouvrage unique un caractère exceptionnel.

Paris Match, Édith Serero

Video