Promenades dans Rome
de Stendhal

Promenades dans Rome de Stendhal

Promenades dans Rome
de Stendhal

illustré par les peintres du Romantisme

121 peintures du début du XIXᵉ siècle.
45 chefs-d’œuvre antérieurs au XIXᵉ siècle admirés par l’auteur.
1 volume broché sous jaquette, 480 pages, 19 x 26 cm.

Stendhal nous livre un formidable guide culturel de Rome mis en lumière par les artistes du XIXᵉ siècle et les artistes classiques qu’il admirait. L’écrivain nous offre le privilège de faire partie des « happy few » auxquels il dédie son œuvre.

Le Livre

Léon Vinit, Vue du château Saint-Ange et du Tibre, Collection privée, Paris. © Collection privée.

Léon Vinit, Vue du château Saint-Ange et du Tibre, Collection privée, Paris.

© Collection privée.

Les Promenades dans Rome sont, de l’aveu de Lampedusa, « le plus grand hommage qui ait jamais été rendu à Rome, comprise comme une créature vivante et pas seulement comme un réservoir de souvenirs ». Renforçant la magie de l’évocation, les peintres que Stendhal a admirés, tels Raphaël, Michel-Ange ou Caravage, et les peintres proches de sa sensibilité, comme Delacroix, Ingres ou Turner, composent en regard du texte un formidable guide artistique de la ville de Rome.

L'iconographie

Léon Cogniet, L’Artiste dans sa chambre à la villa Médicis, Museum of Art, Cleveland. © The Cleveland Museum of Art, Mr. and Mrs William H. Marlatt Fund, 1978.

Léon Cogniet, L’Artiste dans sa chambre à la villa Médicis, Museum of Art, Cleveland.
© The Cleveland Museum of Art, Mr. and Mrs William H. Marlatt Fund, 1978.

Une émotion commune à Stendhal et aux peintres romantiques

Chez les peintres, le sentiment romantique se traduit par la représentation picturale des états d’âme ressentis devant la nature. Chez Stendhal, la recherche de l’émotion extrême suscitée par la beauté est constante. Les deux s’allient merveilleusement dans notre édition.

Nous avons choisi de montrer au lecteur Rome telle que Stendhal l’a aimée. Chaque scène qu’il évoque renaît à nos yeux sous le pinceau des maîtres qu’il a admirés – comme Raphaël, Michel-Ange, Caravage... – et de ses illustres contemporains – tels Delacroix, Ingres, Turner...

Les lieux et les personnes qui ont inspiré les peintres du romantisme sont ceux-là mêmes que Stendhal décrit dans son guide. L’illustration, exceptionnellement proche du texte, renforce ainsi la magie et la puissance de l’écriture stendhalienne. Tout en s’immergeant dans le texte magnifique, le lecteur est ébloui par les 121 peintures du XIXe siècle et les 45 chefs-d’œuvre décrits par Stendhal. Ce jeu de regards croisés compose ainsi un formidable guide artistique de la ville de Rome.


Constantin Hansen, L’Atelier des peintres, Statens Museum for Kunst, Copenhague. © Statens Museum for Kunst, Copenhague – Photo : DOWIC Fotografi.

Constantin Hansen, L’Atelier des peintres, Statens Museum for Kunst, Copenhague.
© Statens Museum for Kunst, Copenhague – Photo : DOWIC Fotografi.

Les Promenades illustrées par 166 œuvres

Une large recherche iconographique menée à travers les bibliothèques, les musées et les collections particulières du monde entier a permis de sélectionner, parmi plus de 3000 documents, 121 œuvres de la peinture européenne du début du XIXe siècle. Sont essentiellement représentés Corot, Ingres, Turner, Fabre, Cosenz, Granet, Vernet, Delacroix, Caffi, Cottrau...

Par ailleurs, 45 chefs-d’œuvre italiens des plus grands maîtres : Guido Reni, Raphaël, Caravage, Masolino, Michel-Ange, que Stendhal admire au gré de ses visites, permettent au lecteur de marquer un temps d’arrêt sur les beautés explorées dans les églises et les musées.

Le Texte


Carnaval au portique d’Ottavia, Musée du Trastevere, Rome. © Musée du Trastevere, Rome – Photo : Paolo Ferroni.

Carnaval au portique d’Ottavia, Musée du Trastevere, Rome.
© Musée du Trastevere, Rome – Photo : Paolo Ferroni.

Stendhal en mentor raffiné

Promenades dans Rome vient compléter l’aventure artistique et culturelle commencée quelques années plus tôt avec Rome, Naples et Florence.

Cette fois, Stendhal a été conquis par la Ville éternelle au point de se lancer dans la rédaction d’un guide de voyage, recueil de « sensations du moment », du 3 août 1827 au 23 avril 1829. Dans son « Avertissement », Stendhal s’inscrit en opposition au caractère pédant qu’il attribue à la bourgeoisie française du XIXe siècle : « L’auteur de cet itinéraire a un grand désavantage ; rien, ou presque rien, ne lui semble la peine qu’on en parle avec gravité. »


Luigi Marchesi (attribué à), Le Panthéon, Cassa di Risparmio, Parme. © Fondazione Cassa di Risparmio di Parma e Monte Credito su pegno di Bussetto, Parme – Foto Amoretti, Giovanni Amoretti, Parme.

Luigi Marchesi (attribué à), Le Panthéon, Cassa di Risparmio, Parme.
© Fondazione Cassa di Risparmio di Parma e Monte Credito su pegno di Bussetto, Parme – Foto Amoretti, Giovanni Amoretti, Parme.

Comment voir Rome

« Il y a deux façons de voir Rome : on peut observer tout ce qu’il y a de curieux dans un quartier, et puis passer à un autre. Ou bien courir chaque matin après le genre de beauté auquel on se trouve sensible en se levant. C’est ce dernier parti que nous prendrons. » Et, en effet, Stendhal laisse le lecteur libre de le suivre dans ses innombrables digressions et descriptions, son seul but étant de susciter « une émotion de curiosité que rien ne peut arrêter », en évitant de défaillir face à tant de beauté – le célèbre syndrome stendhalien. Une façon exceptionnelle de se plonger dans la vie romaine.


L’Île de San Bartolomeo, National Gallery of Art, Washington. © National Gallery of Art, Washington – Photo : Lorene Emerson.

L’Île de San Bartolomeo, National Gallery of Art, Washington.
© National Gallery of Art, Washington – Photo : Lorene Emerson.

Un guide complet et précis

Si Stendhal nous entraîne avec lui dans sa manière si profonde de saisir le monde et les gens, il n’en rédige pas moins un guide très complet et précis de Rome. Il visite la totalité du Vatican, toutes les églises, tous les vestiges romains, s’arrête devant chaque tableau, chaque sculpture, et nous livre à chaque occasion son avis d’esthète. Il se révèle le compagnon idéal pour tous ceux qu’émerveille la Ville éternelle.


Ippolito Caffi, Vue du mont Pincio le matin, Ca’Pesaro, Venise. © Galleria Internazionale d’Arte Moderna di Ca’Pesaro – Photo : Claudio Franzini.

Ippolito Caffi, Vue du mont Pincio le matin, Ca’Pesaro, Venise.
© Galleria Internazionale d’Arte Moderna di Ca’Pesaro – Photo : Claudio Franzini.

« Sans jamais tomber dans l’érudition pesante, ni faire étalage complaisant de sa science, Stendhal sait faire passer ni trop ni trop peu d’informations sur les monuments et sur les œuvres [...]. Ce n’est pas une bulle muséale, une Rome sans Romains dont Stendhal donne les clefs, mais une cité vivante où s’agitent non seulement ambassadeurs, cardinaux et divas, mais bouchers assassins par amour et tout un popolino turbulent et ironique que le prêtrisme n’a au fond jamais pu dompter. »


Les annexes

En fin de volume, nous avons regroupé le remarquable appareil de notes de l’édition établie par le professeur Vittorio Del Litto et adapté pour notre édition, un index des noms de personnes et de personnages, un index des noms de lieux et d’œuvres, tous deux établis par Michel Léturmi pour l’édition des Promenades dans Rome parue chez Gallimard et eux aussi adaptés pour notre ouvrage, ainsi qu’un index des peintres dont les œuvres sont reproduites.

Revue de Presse

Un musée à domicile, plein de surprises. Encore surprenant Stendhal lorsqu’il écrit : « Un ouvrage d’art n’est qu’un beau mensonge. » Mais ce livre plein de « mensonges » est un vrai trésor !

Le Canard enchaîné, André Rollin

Un mot revient souvent chez Stendhal : l’âme. Et ce livre qui lui est consacré possède précisément ce qu’il estimait le plus : une âme.

Télérama, Fabienne Pascaud

Continuité classique et invention novatrice, l’ouvrage offre une approche à la fois scientifique et claire, une vulgarisation de haut niveau. Un travail titanesque.

Spectacle du monde, Gonzague de Saint-Bris

De cet étonnant touriste en Italie, voici un volume exceptionnel. Plus qu’un livre sur l’art, ou sur l’Italie, c’est un véritable « livre d’art » dont nous sommes les arpenteurs admiratifs.

Le Magazine littéraire, Jean-Jacques Brochier

Tour à tour musée imaginaire, invitation au voyage et guide culturel, cet ouvrage donne à voir une Italie qui n’a plus d’autre propos que de ressembler à ce que Stendhal en dit, comme l’écrit Philippe Berthier. Un bonheur.

L’Express, André Clavel

À lire comme un roman, à admirer comme un chef-d’œuvre, à parcourir comme l’un des premiers guides touristiques. Bravo à l’éditeur pour ce rare concentré de beauté.

Atmosphères, Anne Lefevre

Plus qu’un beau livre, un livre de plaisir. Les amoureux de l’Italie auront la chance de savourer ces merveilleuses pages de pur bonheur éditorial.

Le Monde, Daniel Couty

Un travail colossal, une réussite totale.

Hervé Karleskind, Panorama du médecin.

Une pure merveille iconographique.

Sonia Da Silva, La Voix du Luxembourg.

Vidéo