La Divina Commedia
de Dante

La Divina Commedia de Dante


La Divina Commedia
de Dante

illustrée par Botticelli (édition italienne)

92 dessins à la pointe de métal et à l’encre, certains mis en couleurs.

1 volume broché sous jaquette, 506 pages, 19 x 26 cm

Ce livre est épuisé

Fasciné par la beauté mystérieuse du poème de Dante, Botticelli a mis tout son génie au service du chef-d’œuvre de l’humanisme chrétien. Un ouvrage monumental qui rassemble deux œuvres exceptionnelles du patrimoine de l’humanité.

Le livre


Sandro Botticelli, Illustration du chant X de l’Enfer, Bibliothèque Apostolique Vaticane. © Avec l’autorisation de Belser Faksimile Editionen aus der Biblioteca Apostolica Vaticana, Zurich, Stuttgart 1995. Photographies : Frederico Sardella.

Sandro Botticelli, Illustration du chant X de l’Enfer, Bibliothèque Apostolique Vaticane.
© Avec l’autorisation de Belser Faksimile Editionen aus der Biblioteca Apostolica Vaticana, Zurich, Stuttgart 1995. Photographies : Frederico Sardella.

Dans La Divine Comédie, Dante raconte son périple, lors de la semaine pascale de l’an 1300, à travers l’Enfer, le Purgatoire et le Paradis. Les illustrations tout en finesse de Botticelli, commandées par Lorenzo di Pier Francesco de Medici à la fin du XVᵉ siècle, donnent corps à Dante, Virgile et Béatrice au cours de leur voyage initiatique. Ces œuvres au destin tumultueux – en partie conservées dans le secret de la bibliothèque du Vatican – sont aujourd’hui rassemblées grâce à cette édition exceptionnelle.

L'iconographie


Sandro Botticell, Illustration du chant I de l’Enfer, Bibliothèque Apostolique Vaticane. © Avec l’autorisation de Belser Faksimile Editionen aus der Biblioteca Apostolica Vaticana, Zurich, Stuttgart 1995. Photographies : Frederico Sardella.

Sandro Botticell, Illustration du chant I de l’Enfer, Bibliothèque Apostolique Vaticane.
© Avec l’autorisation de Belser Faksimile Editionen aus der Biblioteca Apostolica Vaticana, Zurich, Stuttgart 1995. Photographies : Frederico Sardella.

Sandro Botticelli, la Renaissance incarnée

Sandro Botticelli fut d’abord apprenti orfèvre avant de passer chez le peintre Filippo Lippi, puis chez Antonio del Pollaiuolo. En 1470, il a son propre atelier et commence à travailler pour la grande dynastie florentine des Médicis. Il bénéficie de la protection de Laurent de Médicis dont il fréquente le cercle brillant et cultivé.

De 1480 à 1492, Botticelli déploie une prodigieuse activité : décoration de la chapelle Sixtine, du palais Médicis à Volterra, de la villa Tornabuoni-Careggi, tableaux religieux, grands retables d’autel.


Sandro Botticelli, Illustration du chant VI du Paradis, Cabinet des Dessins et Estampes de Berlin. © Kupferstichkabinett. Staatliche Museen zu Berlin – Preussischer Kultuerbesitz. Photographies : Philippe Allard.

Sandro Botticelli, Illustration du chant VI du Paradis, Cabinet des Dessins et Estampes de Berlin.
© Kupferstichkabinett. Staatliche Museen zu Berlin – Preussischer Kultuerbesitz. Photographies : Philippe Allard.

Les 92 dessins de Botticelli

Botticelli commence à la fin des années 1400 l’illustration de La Divine Comédie, sur une commande de Lorenzo di Pier Francesco de’ Medici, cousin de Laurent le Magnifique et lui-même mécène éclairé. L’artiste florentin, fasciné par la beauté mystérieuse du poème de Dante, consacre de nombreuses années à cette œuvre monumentale.

Ses dessins réalisés à la pointe de métal sur parchemin, repris à l’encre et mis partiellement en couleurs, confirment le long cheminement de Botticelli et sa profonde imprégnation des chants de L’Enfer, du Purgatoire et du Paradis.


Le parcours tumultueux des dessins de Botticelli

Perdus jusqu’au XVIIᵉ siècle, 92 des 100 dessins originaux furent retrouvés, pour partie, dans la collection de la reine Christine de Suède, qui fut léguée ensuite au Vatican.

L’autre partie fut identifiée chez un libraire parisien au XIXᵉ siècle. Elle passa ensuite au duc de Hamilton, avant d’être rachetée par le conservateur du roi de Prusse pour le Cabinet royal des dessins et estampes de Berlin.


Sandro Botticelli, Illustration du chant VI du Paradis, Cabinet des Dessins et Estampes de Berlin. © Kupferstichkabinett. Staatliche Museen zu Berlin – Preussischer Kultuerbesitz. Photographies : Philippe Allard.

Sandro Botticelli, Illustration du chant VI du Paradis, Cabinet des Dessins et Estampes de Berlin.
© Kupferstichkabinett. Staatliche Museen zu Berlin – Preussischer Kultuerbesitz. Photographies : Philippe Allard.

Notre édition de Dante et Botticelli

Les dessins de Botticelli pour La Divine Comédie sont aujourd’hui rassemblés et conservés à la bibliothèque du Vatican, une des plus anciennes et des plus inaccessibles du monde, et au prestigieux Cabinet des dessins et estampes de Berlin.

Notre édition présente les 92 dessins de Botticelli, qui n’ont jamais été exposés ni reproduits en couleurs, chacun en face du chant qu’il illustre et accompagné d’un riche commentaire explicatif.

Texte et dessins rassemblés font de notre édition une référence culturelle et artistique exceptionnelle.

Le texte


Sandro Botticelli, Illustration du chant XXXI de l’Enfer, Cabinet des Dessins et Estampes de Berlin. © Kupferstichkabinett. Staatliche Museen zu Berlin – Preussischer Kultuerbesitz. Photographies : Philippe Allard.

Sandro Botticelli, Illustration du chant XXXI de l’Enfer, Cabinet des Dessins et Estampes de Berlin.
© Kupferstichkabinett. Staatliche Museen zu Berlin – Preussischer Kultuerbesitz. Photographies : Philippe Allard.

Le voyage de Dante dans l’au-delà

Dante Alighieri écrit La Divine Comédie entre 1307 et 1321, pendant ses années d’exil. Banni de Florence à cause de son opposition active aux guelfes noirs, il se consacre alors à l’œuvre de sa vie.

La Divine Comédie raconte son voyage, pendant la semaine pascale de l’an 1300, à travers les trois royaumes de l’au-delà : l’Enfer, le Purgatoire, le Paradis. Il y rencontre des personnages célèbres de tous les temps, dont le châtiment, la pénitence ou la béatitude dépendent des actions qu’ils ont commises sur terre.

Dante écrit sa Divine Comédie en italien et non en latin, de façon à s’adresser à chacun et donner à tous ses contemporains sa vision de la réalité humaine et de la foi.

Virgile est son guide en Enfer et au Purgatoire. Béatrice, la femme aimée depuis l’enfance, et celle pour laquelle il a entrepris ce voyage, l’accompagne au Paradis jusqu’à la contemplation ultime de Dieu. Dante tout au long du poème chante la sainteté de Béatrice dont il « espère dire ce qui n’a jamais été dit d’aucune autre femme ».


Sandro Botticelli, Illustration du chant VIII de l’Enfer, Cabinet des Dessins et Estampes de Berlin. © Kupferstichkabinett. Staatliche Museen zu Berlin – Preussischer Kultuerbesitz. Photographies : Philippe Allard.

Sandro Botticelli, Illustration du chant VIII de l’Enfer, Cabinet des Dessins et Estampes de Berlin.
© Kupferstichkabinett. Staatliche Museen zu Berlin – Preussischer Kultuerbesitz. Photographies : Philippe Allard.

« Au milieu du chemin de notre vie / je me retrouvai par une forêt obscure / car la voie droite était perdue. » Dante commence ainsi son œuvre, se plaçant dans une situation de confusion et de détresse morales. Le fait qu’il parle à la première personne donne une grande humanité à son récit car chaque lecteur pourra s’identifier à lui, ressentir ses doutes, son horreur devant les châtiments, sa compassion envers les coupables, son infinie espérance.

Le récit, composé de 100 chants, est clair, descriptif, d’une grande aisance d’écriture, ici magnifiquement rendue par la traduction de Jacqueline Risset.

Parcours personnel de Dante, description de l’au-delà, scènes à valeur éthique, réflexion sur le salut éternel : cette fresque initiatique profondément émouvante est le chef-d’œuvre de l’humanisme chrétien du XIVᵉ siècle.

« De Botticelli à Dante. Naissance de Béatrice », par Jacqueline Risset

« La distance qui sépare Botticelli de Dante – deux siècles, deux cultures opposées, celle du cercle de Laurent le Magnifique, celle de l’époque des Guelfes et des Gibelins – semblerait exclure entre eux toute affinité profonde. [...] Symboles à eux seuls l’un de la sévérité médiévale et l’autre de la grâce renaissante, ils lient leur nom à deux figures féminines opposées : Béatrice, l’élue, la donna angelicata, créature allégorique, juge et guide paradisiaque ; Vénus, la déesse païenne, principe de l’Éros universel. Et pourtant, la rencontre imprévisible a lieu. »

Ce très court passage de l’introduction de Jacqueline Risset situe l’objet de sa remarquable étude. Elle analyse dans un style limpide comment Botticelli a été fasciné par Dante et s’est emparé de l’image de Béatrice, malgré leurs différences profondes, créant un sublime « texte peint ».

Sandro Botticelli, Illustration du chant XXXIV de l’Enfer, Cabinet des Dessins et Estampes de Berlin. © Kupferstichkabinett. Staatliche Museen zu Berlin – Preussischer Kultuerbesitz. Photographies : Philippe Allard.

Sandro Botticelli, Illustration du chant XXXIV de l’Enfer, Cabinet des Dessins et Estampes de Berlin.
© Kupferstichkabinett. Staatliche Museen zu Berlin – Preussischer Kultuerbesitz. Photographies : Philippe Allard.

« Histoire du manuscrit », par Peter Dreyer

Lorenzo di Pier Francesco de’ Medici, cousin de Laurent le Magnifique et lui-même mécène éclairé, commande à Sandro Botticelli l’illustration de La Divine Comédie de Dante Alighieri à la fin des années 1400. Ces illustrations, réalisées au dos des feuilles de parchemin d’un manuscrit calligraphié par Nicolaus Mangona, restèrent inachevées et disparurent peu de temps après leur création. Retrouvées dispersées chez des libraires à Paris au XVIIᵉ et au XIXᵉ siècle, elles vinrent enrichir les collections de la reine Cristina de Suède – qui acquit sept feuilles de parchemin – et du duc de Hamilton, qui eut en sa possession la majorité des dessins, rachetés ensuite pour le cabinet des Dessins et Estampes de Berlin.

Ces illustrations sont conservées aujourd’hui au Cabinet des dessins et estampes de Berlin et à la bibliothèque Apostolique Vaticane. Peter Dreyer relate minutieusement leur parcours mouvementé et présente l’œuvre du prestigieux peintre de la Renaissance italienne.

« Voyage dans les trois royaumes de l’au-delà »,
et « Le cratère de l’Enfer » par Peter Dreyer

Peter Dreyer présente dans ces deux textes L’Enfer, Le Purgatoire et Le Paradis de Dante ainsi que leur interprétation par Botticelli, analysant les choix du peintre face à l’œuvre du poète. Ce double parcours nous permet de comprendre leur démarche intellectuelle et artistique.

Sandro Botticelli, Illustration du chant VIII de l’Enfer, Cabinet des Dessins et Estampes de Berlin. © Kupferstichkabinett. Staatliche Museen zu Berlin – Preussischer Kultuerbesitz. Photographies : Philippe Allard.

Sandro Botticelli, Illustration du chant VIII de l’Enfer, Cabinet des Dessins et Estampes de Berlin.
© Kupferstichkabinett. Staatliche Museen zu Berlin – Preussischer Kultuerbesitz. Photographies : Philippe Allard.

La traduction

Ancienne élève de l’École normale supérieure, agrégée d’italien, écrivain, poète, traductrice en italien de Francis Ponge, Jacqueline Risset est professeur de littérature française à l’université La Sapienza de Rome au sein de laquelle elle préside le Centre d’études italo-françaises.

Sa traduction en langue française de La Divine Comédie s’impose aujourd’hui comme la meilleure et la plus proche du texte de Dante, remarquablement fidèle également par son rythme et sa musicalité. Jacqueline Risset a entièrement revu sa traduction pour notre édition, rendant son texte plus vivant encore.



Les commentaires de Peter Dreyer

Peter Dreyer a été pendant vingt-cinq ans conservateur du cabinet des Dessins et Estampes de Berlin où se trouve la majeure partie des dessins de Botticelli pour La Divine Comédie. Il fut ensuite conservateur en chef du département Dessins, imprimés et objets d’art à la Pierpont Morgan Library de New York.

Au contact direct des dessins de Botticelli, il a pu les étudier et y consacrer ses recherches. Chaque dessin est ainsi étayé d’une analyse scientifique rigoureuse. Une dynamique constante s’établit entre les chants, les illustrations et leurs commentaires, donnant à l’ensemble de l’œuvre une dimension exceptionnelle.

Sandro Botticelli, Illustration du chant I du Paradis, Cabinet des Dessins et Estampes de Berlin. © Kupferstichkabinett. Staatliche Museen zu Berlin – Preussischer Kultuerbesitz. Photographies : Philippe Allard.

Sandro Botticelli, Illustration du chant I du Paradis, Cabinet des Dessins et Estampes de Berlin.
© Kupferstichkabinett. Staatliche Museen zu Berlin – Preussischer Kultuerbesitz. Photographies : Philippe Allard.

« Traduire Dante. Le lait des Muses », par Jacqueline Risset

Jacqueline Risset présente sa démarche de traductrice et ses choix, et révèle ainsi sa grande sensibilité poétique et sa rigueur de linguiste : « Pas d’archaïsme pour traduire un semblable texte. La traduction équivaut d’ailleurs à une mise en scène nouvelle, à un éclairage inédit. Elle se doit d’être absolument moderne. [...] C’est le rythme qui doit être écouté, suivi, recréé. Dès lors, la rime même, perdue dans le tissu moderne, peut revenir habiter le texte au moyen des homophonies qui le traversent. Si elle est portée par la continuité rythmique, la vitesse vivante de la Comédie émerge, au lieu de la monumentalité fixe, paralysante, qu’on lui prête injustement. »


« Florence historique et culturelle », par Peter Dreyer

Cette étude permet au lecteur d’avoir une vision globale du cadre historique et une approche fine des événements auxquels le texte se rapporte. Peter Dreyer donne un aperçu de la vie de Dante, de l’histoire de l’Italie et de Florence, des événements de l’époque de Botticelli. Ainsi, on suit l’évolution morale, politique et artistique de 1265 – année de la naissance de Dante – jusqu’à la « première Renaissance » des années 1500 dont Botticelli fut un génial protagoniste.

Chronologies, notes

Le lecteur trouvera en fin d’ouvrage une « Chronologie de 1250 jusqu’à la mort de Dante, en 1321 » et une « Chronologie de 1434 jusqu’à la mort de Botticelli, en 1510 ».

Par ailleurs, les « Notes à La Divine Comédie » de Jacqueline Risset sont un complément précieux au texte en donnant des renseignements indispensables sur la mythologie, la religion au temps de Dante, la philosophie du Moyen Âge, ainsi que des références historiques et culturelles.

Revue de presse

Il y a, au monde, quelques œuvres, quatre ou cinq peut-être, qui incarnent le patrimoine culturel, historique, de toute l’humanité. Parmi elles, La Divine Comédie de Dante. Quatre-vingt-douze illustrations sont ici rassemblées par Diane de Selliers, dans un volume unique dont la beauté est véritablement exceptionnelle.

Magazine Littéraire, Jean-Jacques Brochier.

Il est inutile d’insister sur ce que représente pour l’histoire de l’art et de la littérature la conjonction de ces deux génies.

Gazette des Beaux-Arts.

La parution de cet ouvrage est plus qu’un événement d’édition pour des lecteurs cultivés, intelligents, attentifs, ouverts. Ce livre rare nous invite à ouvrir les yeux et à mieux saisir et comprendre ce qui est donné de percevoir.

Le Figaro, Jean-Marie Tasset.

La qualité du travail éditorial et le caractère exceptionnel du sujet en font un objet à convoiter. Ou à acheter par coup de cœur un peu fou, pour se faire le plus raisonnable des cadeaux.

L’Humanité, Alain Nicolas

Le résultat est miraculeux. L’occasion de (re)lire ce sommet de la littérature mondiale.

L’Express.

C’est certainement le plus extraordinaire objet d’édition publié cette année.

Le Nouvel Économiste.

Cette Divine Comédie, une pure splendeur, restera sans doute comme un événement exceptionnel dans l’édition d’art.

Le Figaroscope, Marie-Ange Poyet.

Les beaux livres n’ont souvent pas de chance. À peine achevés, à peine offerts, ils se dessèchent dans les rayonnages protégés des bibliothèques. Ils ne se lisent pas et ne se consultent guère. Celui-ci est différent. Il est de ces livres qui enflamment. « Le rêve fini, la passion imprimée reste », écrivait Dante. Vrai trésor qu’on possède et qu’on aime partager.

Point de Vue, Xavier Houssin.

Un ouvrage qui peut être considéré comme une somme insurpassable. Un joyau abso­lu de l’édition.

Elle, Fabrice Guaignault.

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